Questions/réponses sur la PNL, Systémique, Approche Ericksonienne…

Il existe de nombreuses approches destinées à comprendre le fonctionnement humain (individuel et collectif) et à voir avancer les activités humaines concrètement.

Pour certaines raisons, celles qui ont notre préférence sont la PNL (lorsqu’elle s’appuie bien sur son socle systémique), la Systémique et l’approche ericksonienne.

  • Toutes les 3 sont hautement stratégiques et partagent une vision globale très ouverte, évolutive, fine et respectueuse de l’être humain.
  • En outre, la PNL a bénéficié, de la part de la Systémique plus large qui l’a vue naître, d’une clé qui change tout, une clé qui a permis de dépasser les approches analytiques anciennes, les théories fumeuses et les seules intuitions : la modélisation des systèmes complexes.

Qu’est-ce que la PNL ?

La PNL est une méthodologie qui vous permet d’apprendre rapidement et avec précision comment mettre à jour des fonctionnements humains (individuels et relationnels surtout) : d’abord pour les faire évoluer.

Jeune d’une quarantaine d’années, elle n’est pas une démarche scientifique mais un art, un art du changement. Au même titre que la médecine n’est pas une science non plus mais un art également, l’art de retrouver la santé, ou encore l’architecture qui est l’art de concevoir et construire… Des arts plusieurs fois millénaires, eux.

Toutefois, la jeunesse de la PNL a aussi ses avantages :

  1. Elle est encore très ouverte et très peu institutionnalisée, donc le côté vivant, créatif de cet art du changement est encore bien visible.
  2. Elle est née au moment où les approches systémiques étaient arrivées à maturité : elle bénéficie des fondamentaux théoriques et méthodologiques les plus évolués existants dans nos cultures occidentales.
  3. Elle a tout de suite bénéficié d’un outil que d’autres auraient bien aimé connaître : la vidéo. Des milliers d’heures de vidéos d’entretiens, thérapies, conférences, ont pu être étudiés à la seconde près. Cela a fait apparaître les vraies clés des pratiques concrètes des meilleurs experts de la communication et du changement. Et cela a définitivement tout changé : c’est la première fois de l’histoire qu’un outil d’interactions et de développement accède avec une telle précision, aisément vérifiable, à une telle base d’expériences d’experts.
  • Et son petit nom ? « PNL » est la mauvaise traduction littérale de l’anglais « NLP », pour Neuro-Linguistic Programming (un terme qui passe déjà bien mieux dans la langue anglaise)… Un nom barbare pour une approche tout en finesse, une discipline qui s’intéresse avec un immense respect et une curiosité rafraîchissante à la façon dont les personnes perçoivent, pensent, apprennent, se comportent et utilisent cette perception, ces pensées, ces apprentissages, ces comportements pour interagir avec elles-mêmes, avec leurs semblables et avec le monde plus large qu’elles-mêmes, dont elles sont parties prenantes.
  • Soyons très clairs toutefois : cet art et son aspect convivial ont pour cœur une discipline rigoureuse, précise et sérieuse. Cela n’empêche pas de la pratiquer dans la bonne humeur ! Ses hypothèses de travail sont également solides, robustes, vérifiables par n’importe qui. Cela n’a pas plu aux idéologues de la psychanalyse qui en ont rapidement pris ombrage, mais c’est ainsi : la PNL apporte à la psychologie la discipline qui manquait, un outil de changement aussi rapide qu’approfondi (c’est rapide parce que c’est approfondi et précis), et une connaissance opérationnelle réellement utile, facilement vérifiable, validée par l’expérience vécue. Avec aussi, enfin, une utilisation avancée, précise du langage, assortie de finalités très claires (c’est ce que l’on appelle « la pragmatique du langage« ) : le langage est la passerelle entre la structure interne de l’expérience individuelle (pour apparaître, vos pensées doivent se structurer, et cette structure suit des règles, et ces règles sont en lien étroit avec le langage particulier qui imprègne la culture dans laquelle vous avez grandi) et les interactions (le langage est un canal central dans les échanges humains !).

A quoi ça sert concrètement ?

Nous pouvons répartir les usages de la PNL en 3 catégories. Autant préciser tout de suite que ce n’est que pour décrire les usages de la PNL que l’on sépare ces catégories : car dans « la vraie vie », les 3 dimensions vont ensemble, elles font partie du même système :

  1. Comprendre et faire évoluer l’expérience d’une personne (personnelle ou professionnelle) : perceptions, pensées, comportements, attitudes, émotions, valeurs, vision du monde, connaissance et développement de soi-même. Développement personnel, thérapie brève et coaching individuel puisent énormément dans cet aspect de la PNL. Le coaching a d’ailleurs prix son envol, dans le début des années 2000, lorsque la PNL est arrivée à un « volume » de praticiens suffisant pour passer à une très large dimension. Seules les stratégies marketing de quelques « gourous » (d’un autre outil intéressant mais plus ancien et plus figé, l’Analyse Transactionnelle) ont réussi à laisser penser que le coaching a été propulsé par d’autres approches. En effet, ces autres approches plus anciennes étaient déjà là depuis longtemps et rien n’arrivait pourtant de nouveau en la matière… Tandis que la PNL est venue renouveler les pratiques en profondeur, fertiliser de nouveaux champs, et transmettre plus largement les compétences concrètes du changement, donnant ainsi des moyens innovants, adaptables et solides au métier du coaching, aussi bien pour des objectifs personnels qu’en entreprise. Les capacités intellectuelles (mémoire, créativité, etc) et la préparation d’épreuves telles que des examens, par exemple, tirent un immense profit de cette dimension, avec des résultats parfois décoiffants !
  2. L’intelligence relationnelle : à chaque fois qu’un changement intervient à l’intérieur de votre expérience, alors vos attitudes, vos réactions, donc vos comportements, changent. Comme les personnes qui vous entourent interagissent avec vous en utilisant ces ingrédients de vous (les seuls de vous qu’elles peuvent observer, même inconsciemment), vous pouvez ainsi directement faire évoluer vos interactions. Par exemple, pour établir une vraie relation de confiance, redéfinir les rôles, engager des personnes, transmettre des compétences, changer les décisions et les évènements… Cette dimension est certes très confortable puisqu’elle permet de vivre beaucoup mieux au quotidien, mais elle est aussi très stratégique puisque de nombreux projets deviennent possibles, des situations de résolvent d’elles-mêmes et souvent en douceur et avec transparence, que des règles du jeu implicites peuvent évoluer grandement, etc… Cela mis à profit dans les réunions, le déploiement d’une équipe, par exemple ; ou encore en médiation, thérapie familiale, négociation, recrutement (aussi bien côté recruteurs que recrutés ! :-) , conférences, formations, enseignement, quotidien familial, management, etc. Les possibilités sont infinies.
  3. L’ingénierie d’objectifs : la PNL est aussi reconnue pour cette dimension très motivante. Grâce aux 2 autres points, elle permet de rassembler avec une grand pertinence, une grande finesse et un grand discernement les ingrédients qui permettent de susciter, imaginer, décider, affiner, construire, conduire, déployer, soutenir, en bref, réaliser de beaux objectifs motivants. Parfois petits mais ayant leur importance pour une ou plusieurs personnes… Ou bien très ambitieux, parfois complexes, et demandant une grande clarté méthodologique ; ce que la PNL sait très bien apporter, sur un plateau. Un objectif n’est pas qu’un résultat à atteindre ; c’est aussi un cheminement passionnant, une réponse à des valeurs profondément ancrées (qui en profitent parfois pour évoluer, en souplesse), à des besoins importants (souvent en partie implicites mais prioritaires), et c’est une démarche passionnante. Et énergisante !

Y a-t-il plusieurs « PNL » ?

Oui. Des sensibilités différentes sont apparues au gré du profil de leurs promoteurs, des recherches sur des terrains différents (la thérapie et l’entreprise, par exemple, ou l’enseignement, ont créé des techniques spécifiques). Parfois aussi au gré du petit commerce et des égos, mais ce n’est pas grave : elle continue à s’enrichir.
  1. Les courants les plus avancés sont ceux nourris par les créateurs de la PNL eux-mêmes : Richard Bandler et John Grinder, puis par leurs premiers étudiants, comme l’équipe de Robert Dilts, Judith DeLozier, … Et enfin par ceux qui ont retrouvé les racines, fondements et trésors qui ont fait naître la PNL : la Systémique. Nous nous inscrivons dans ce cadre.
  2. Les courants les plus répandus sont différents : ils ont moins misé sur la recherche et la rigueur, et plus sur le marketing et le commerce, donc ils sont plus vendus et plus connus, c’est logique ! On trouve alors une PNL encore intéressante, mais réduite à son aspect technico-technique, à la reproduction de schémas de communication parfois un peu stéréotypés (ce qui est très éloigné de la PNL originelle et de la PNL Systémique), sans que ses tenants et aboutissants ne soient ni souvent connus, ni maîtrisés par leurs promoteurs.
  • Des approches ont laissé de côté le nom « PNL » et se sont fait une spécialité sous des formes différentes. C’est le cas, notamment, de l’Entretien d’Explicitation, un outil français très précieux connu surtout des milieux universitaires, en psychologie du travail et pour l’enseignement, issu en théorie des travaux de Jean Piaget et d’autres chercheurs éclairés, mais en pratique directement de la modélisation PNL. Dans un tout autre cadre et à nouveau dans une culture nord-américaine, la « Neuro-Sémantique » peut également être vue comme une branche de la PNL.

Bientôt d’autres éclairages sur la passionnante Systémique et la délicieuse approche ericksonienne :-)